Pages Navigation Menu

Améliorer ses aptitudes à l’écoute

En moyenne, une personne passé quotidiennement plus de temps à écouter qu’à parler, à écrire ou à lire.

ON PASSE ENTRE 40 ET 45 POUR CENT de nos heures de travail à écouter. Toutefois, l’écoute est un art et, à moins de faire l’effort de le cultiver, on n’en retire que 25 pour cent d’efficacité. Heureusement, grâce à un peu d’étude et de pratique, il est possible d’améliorer considérablement ses aptitudes à l’écoute.

En quoi consiste l’écoute

On entend lorsque des ondes sonores percutent nos tympans. Et lorsqu’on ne se souvient pas de ce qu’on a entendu, il est probable qu’on n’écoutait pas. Par exemple, lorsqu’on nous présente un nouvel employé ou une nouvelle connaissance, n’est-il pas fréquent de ne pas se souvenir du nom de la personne après seulement quelques minutes? Pourquoi? Probablement parce que nous n’écoutions pas à ce moment-là.

Après deux semaines, la plupart des gens ne se souviennent que de 25 pour cent de ce qu’ils ont entendu au cours d’une séance d’information ou d’une présentation. L’écoute ne convient donc pas à l’acquisition et à la memorization de renseignements factuels. Pour cela, on doit se fier à l’écrit.

Des recherches démontrent qu’il est possible d’améliorer sa comprehension auditive d’environ 25 pour cent. En effet, par la discipline et la pratique, il est possible de développer une meilleure capacité d’écoute. Pour bien écouter, on doit être prêt physiquement et mentalement. Il importe d’être détendu physiquement, mais alerte mentalement, afin de recevoir et de saisir le message. Savoir écouter demande de maintenir son niveau de concentration (peu importe la longueur du message), de porter attention aux principales idées présentées, de prendre des notes (si les conditions le permettent) et de ne pas laisser de blocages émotionnels nuire à l’écoute du message. Bref, une écoute passive ne permet pas la rétention. Pour maîtriser l’art de l’écoute, on doit accorder suffisamment d’attention à la personne et s’efforcer de comprendre son point de vue.

Conseils pour une meilleure écoute

Prendre conscience de la difficulté de l’écoute

L’état d’écoute se caractérise par une acceleration du pouls et de la circulation sanguine, de même que par une légère hausse de la température corporelle. Des chercheurs ont établi que plus on approche du sommet de l’échelle d’une organisation, plus l’écoute devient difficile. Ainsi, dans le cadre de conversations de tous les jours, il importe de démontrer de l’intérêt pour ce que dit l’autre personne, notamment par son attitude et ses gestes.

Se préparer à l’écoute

Une bonne attitude mentale est essentielle à une compréhension claire du message.

Reconnaître ses biais

En prenant conscience de ses biais et en apprenant à les maîtriser, il deviant possible d’écouter le message en toute neutralité.

Résister aux distractions

Les personnes possédant une bonne capacité d’écoute s’ajustent rapidement à toute situation anormale, alors que les autres se laissent aisément distraire. On doit apprendre de ceux qui savent offrir une bonne oreille aux autres.

Garder l’esprit ouvert

Les gens qui savent bien écouter ne se sentent pas menacés ou insultés par ce qu’ils entendent et n’ont pas besoin de s’opposer aux messages qui contredisent leurs croyances, leurs idées ou leurs valeurs personnelles. Il importe de repérer et de rationaliser les mots ou les phrases qui nous bouleversent le plus.

S’intéresser à ce qui est dit

Les personnes possédant une bonne capacité d’écoute savent être attentives et porter de l’intérêt à ce qu’on leur dit. Elles parviennent à trouver une pertinence personnelle ou professionnelle au message. On peut améliorer son écoute en se demandant : « Qu’y a-t-il d’utile dans ce que dit cette personne? Propose-t-elle des idées intéressantes, des approches ou des solutions réalisables?»

Faire preuve d’empathie

Démontrer de l’empathie encourage les autres à communiquer ouvertement et honnêtement. Il importe donc de tenter de saisir le point de vue du locuteur.

Faire preuve de retenue

La patience est une vertu. On ne doit pas interrompre la personne, s’exalter, ou encore s’emballer trop rapidement. En effet, on doit s’assurer de comprendre ce que la personne veut dire avant d’évaluer la teneur de son message. Une des principales causes de mauvaise écoute vient de l’argumentation mentale qu’on oppose aux propos du locuteur au moment où l’on devrait se concentrer sur l’écoute. On doit éviter ces faux débats, car même si on les remporte, on a perdu l’écoute.

Écouter de façon critique, sans porter de jugement

Les personnes qui démontrent de bonnes aptitudes pour l’écoute reportent à plus tard leur jugement sur la personnalité de l’interlocuteur et les principaux points de son message; elles ne répondent pas immédiatement. Il vaut mieux poser des questions et offrir une écoute critique aux réponses. Ensuite, le moment venu, on peut exercer son jugement de manière éclairée.

Exercer l’esprit

Les gens qui savent bien écouter prennent goût aux présentations complexes qui mettent l’intellect au défi. On gagne à l’essayer. Tirer profit de la rapidité d’esprit La plupart des gens pensent environ quatre fois plus vite qu’on ne parle. Comme il est presque impossible de ralentir la pensée, que peut-on faire de cet excès de vélocité mentale pendant qu’une personne parle? Les gens qui savent bien écouter s’en servent pour considérer attentivement ce que la personne est en train de dire. Avec de la pratique, cette rapidité d’esprit peut devenir un atout précieux pour l’écoute.

Obstacles à l’écoute

Parmi les obstacles à l’écoute, citons :

  • Percevoir un risque personnel. Par exemple, le risque que nos pensées et nos idées s’en trouvent altérées. Au premier abord, tout changement apparaît menaçant.
  • N’écouter que ce qui se rapporte à ses propres buts et objectifs.
  • N’écouter que ce qui peut servir à satisfaire ses propres besoins.
  • Mettre de côté ce qui n’est pas conforme à sa propre conception du monde.
  • Interpréter les pensées et les idées de la personne en fonction de croyances ou d’attentes, ou encore de la relation qu’on entretien avec elle.

Limiter ses interventions

On ne peut offrir une bonne écoute si l’on ne cesse de parler. Il est toujours temps d’intervenir après que la personne a fini de s’exprimer. En tant qu’interlocuteur, il n’y a pas lieu de monopoliser la conversation. On doit laisser la possibilité au locuteur de répondre à vos commentaries et d’avoir ainsi le dernier mot.

Mot de la fin

Sait-on bien écouter? Écoute-t-on at-tentivement la personne en essayant de comprendre ce qu’elle veut dire? Essaiet-on de reformuler le message tel qu’on l’a compris, sans rien y ajouter ou y enlever? Si c’est le cas, on saisira mieux le message du locuteur et on continuera à perfectionner ses aptitudes à l’écoute et à la communication.

Reproduit avec la permission de www.bizmove.com.